Je suis une putain de pelote de laine. Je me sens compressé, oppressé. Je ne contrôle rien, je ne fait que rouler sur le flux des pentes qui me trouvent et je ne contrôle rien. Toute la merde s’accroche à moi et me teint et me bouffe et m’érafle et je suis plus une pelote de merde, qu’une pelote de laine. Mais je ne contrôle rien.

Et je veux qu’on me tire, qu’on m’étire. Que mon centre ne soit plus un trou noir trop plain d’un vide infini et qui me broie les entrailles. Je veux que mon centre n’existe plus et que quelque chose veuille bien écarter mes extrémités pour qu’une tension m’envahisse et que quelque chose de plus intense qu’une simple léthargie insomniaque vienne arracher les mailles de certains fils pour que je me déchire. Que je ressente. Que je ne sois plus une pelote.

Mais rien.

Quand viendra un félin?

Sinon je prendrais la pente de la cheminée.